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Les Malgré-nous et Malgré-elles


Le ministre de l'éducation refuse à nouveau d'insérer les Malgré-nous et les Malgré-elles dans les manuels scolaires



Pape Ndiaye refuse d’intégrer l’histoire des Malgré-nous dans les manuels scolaires malgré les demandes répétées des élus alsaciens.

En fait, dans le roman national français, tout est parfait en France. Et il n’y a qu’un peuple français. Donc on apprendra à l’école que ce qui consolide le mythe de la République une et indivisible sont les coupeurs de tête de 1793.

Le négationnisme permanent à l’encontre de la réalité de l’histoire du peuple alsacien est constant mais pas que pour lui seulement : il n’y a pas eu de génocide vendéen , il n’y a pas eu de massacre à Sétif, on n’a pas massacré les tirailleurs sénégalais qui réclamaient leurs soldes, l’Alsace-Moselle n’a pas été cédée en 1871 à l’Allemagne pour de l’argent mais annexée, les Malgré-nous n’existent pas parce qu’il n’y a qu’un seul peuple français et ça a été compliqué de faire reconnaître la responsabilité de la rafle du Vel’dhiv par la France…

Sainte Jeanne d’Arc était née Française mais il fallait absolument en faire une fille de Lorraine pour encrer le Duché de Lorraine indépendant jusqu’en 1766 dans l’histoire de France…

Nos enfants apprennent les mensonges nécessaires à l’État français.


Petit rappel sur nos Malgré-nous !

Par ordonnance du 19 août 1942, les jeunes Mosellans furent contraints d’effectuer leur service militaire dans l’armée allemande. Il en alla de même le 25 août pour les Alsaciens. La désertion qui n’était possible qu’en passant par la frontière Suisse entrainait la confiscation de l’ensemble des biens des évadés et la déportation de leur famille. Défiant les terribles représailles exercées en cas de capture, jusqu’à fin 1942, 12 000 jeunes gens prirent la fuite. D’autres recrues qui refusèrent de porter l’uniforme allemand furent emmenées dans le camp de sécurité de Schirmeck, où les menaces, les tortures et autres mauvais traitements eurent raison de leur résistance. Ils furent environ 45 000 récalcitrants, civils ou futures recrues, à être internés au camp de Schirmeck et environ 27 000 civils, dont un proche avait déserté, à être envoyés en Allemagne, Pologne et Silésie après confiscation de leurs biens.

Cette répression incita la plupart des « Malgré-nous » à se résigner et à répondre à l’ordre d’appel. Ainsi, plus de 103 000 Alsaciens et 31 000 Mosellans se retrouvèrent incorporés de force. La plupart d’entre eux furent affectés dans la Wehrmacht, mais de nombreuses classes furent versées d’autorité dans la Waffen-SS dont les divisions comptaient de nombreuses pertes lors des combats.

Ne faisant aucune confiance aux recrues alsaciennes et craignant leur désertion, les Allemands décidèrent d’envoyer la plupart d’entre eux sur le front russe. Influencés par la radio anglaise les incitant à se rendre aux Soviétiques dès que l’occasion se présenterait, beaucoup désertèrent dans l’espoir de rejoindre la France Libre. Nombre d’entre eux, après avoir subi interrogatoires, internements et transits épuisants, furent rassemblés au camp de Tambov. En septembre 1945, plus de 11 000 français y furent internés dans des conditions extrêmes avec pour rythme quotidien : travail forcé, éducation politique et ration alimentaire insuffisante.


N’oublions pas les Malgré-elles !

Les « malgré-elles » à l’instar des « malgré-nous », ont été enrôlées de force dans différentes structures nazies durant la période de 1942 à 1945. Il y aurait eu environ quinze mille jeunes filles incorporées de force originaires de l’Est de la France. Elles furent incorporées dans le RAD (Reichsarbeitsdienst ou service national du travail), dans le KHD (Kriegshilfsdienst ou service auxiliaire de guerre pour les femmes) et dans l’armée régulière allemande, la Wehrmacht. Ce fut également le cas de nombreuses femmes originaires de Belgique (cantons de l’Est et Pays d’Arlon) et du Luxembourg. Au gré des besoins en main d’œuvre du Reich, la période d’incorporation sous l’une ou l’autre forme passa de cinq mois (fin 1941) à plus de deux ans en 1945.

Le premier août dernier Frédéric Bierry, président de la Collectivité Européenne d’Alsace a demandé aux maires d’Alsace d’assurer des commémorations pour ce 80ème anniversaire. Beaucoup de communes n’ont pas été au rendez-vous pour cet événement tragique à cause de contraintes techniques et logistiques en plein cœur de l’été.

Le lieu au combien symbolique du mémorial de Tambow à Mulhouse , du martyr de nos aïeux, martyrs ayant subi la double peine du nazisme et du communisme soviétique, ceux-là même qui avaient signé le pacte germano-soviétique que l’Union européenne a institué « Jour du souvenir » le 22 août en mémoire des totalitarisme, qui ont bouleversé le XX ème siècle afin que tout cela n’arrive plus…

Aujourd’hui plus que jamais, avec la guerre qui frappe à nos portes, à l’Est de l’Europe , le besoin d’Europe se fait davantage sentir, une Europe de la défense et de la sécurité.
À l’heure où les extrêmes de gauche comme de droite montent en France, à mesure que les témoins de cette guerre disparaissent, nous devons rester vigilant pour que le Peuple alsacien n’ait pas à souffrir de nouveau du totalitarisme.

Le ministre Pap Ndiaye devrait prendre en compte ces éléments car cette partie de l’histoire de l’Alsace peut être un exemple pédagogique pour la jeunesse de France et d’ailleurs, plutôt que de faire preuve d’ostracisme à l’encontre du Peuple alsacien et de son histoire si particulière.

Régis Baschung


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