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Benjamin Morel ou le retour du totalitarisme jacobin



Alors que le président de la République Emmanuel Macron lance l’idée d’une grande réforme constitutionnelle qui reverrait l’organisation constitutionnelle de la France et notamment le contour des grandes régions constituées par la Loi NOTRe, voilà que surgit le thuriféraire du jacobinisme absolu Benjamin Morel, fanatique de Jean-Pierre Chevènement et de la république une et indivisible.

De son livre « La France en miettes « seul le titre est une réalité. Finalement qu’est la France aujourd’hui sinon des peuples contraints à la coexistence depuis des siècles sinon quelques décennies comme le Peuple alsacien ? Existe-t-il vraiment un peuple français qui irait de la Bretagne à l’Alsace, des Flandres au Pays basque ? Non bien sûr ! le Peuple français s’il existe bien ne s’égare pas au-delà des provinces qui entourent l’île de France. Le reste étant l’Occitanie, la Catalogne du Nord, le Pays basque, la Bretagne, les Flandres, les Mosellans, l’Alsace, les Savoisiens et les Corses.

Que constate-t-on avec le livre de Benjamin Morel sinon le retour à une réaction jacobine ? Une réaction jacobine qui va à l’encontre du sens de l’Europe des peuples qui s’est ancrée dans le fédéralisme européen. Désormais dans l’Union européenne il n’existe plus d’états centralisés sinon la France et son pouvoir parisien. Quasiment tous les pays européens ont adopté le fédéralisme hormis la France, le Portugal et la Grèce.

Benjamin Morel et son livre sont les soubresauts d’un modèle en disparition : le centralisme. Benjamin Morel dénonce les avancées des peuples en Europe comme en Écosse et en Catalogne notamment. Mais ce sont des avancées justes au regard des peuples à disposer d’eux-mêmes ce qui va dans le sens de la démocratie et d’un modèle où la proximité et le local sont souhaités par les populations locales.

Les autonomistes seraient selon Benjamin Morel coupables de séparatisme. Mais s’est-il interrogé sur cette notion de séparatisme qui rappelle le séparatisme religieux de la loi Darmanin, loi inique qui assimile le séparatisme religieux au séparatisme politique. Qu’est finalement l’objectif de Benjamin Morel à travers son livre ? Revenir au centralisme d’Etat, à une vision restreinte de la démocratie où seule une élite parisienne issue de grandes écoles seraient l’archétype d’une grandeur supposée de la France.

Benjamin Morel accuse les autonomistes de proximité avec l’extrême-droite. Il y en a eu il faut le reconnaître. Mais à une échelle nettement moindre que l’État français du Maréchal Pétain, tout entier compromis avec Adolf Hitler.

L’autonomisme comme son nom l’indique est un modèle de coexistence pacifique d’un peuple au sein d’un autre peuple occupant. On peut le souhaiter en France pour les peuples alsacien, occitans, catalan, basque, breton, flamand sans parler du Limousin ou des Auvergnats qui aspirent eux-aussi à un autre modèle. Ce sont à eux de définir leurs constructions avec l’état central.

En tout cas l’autonomisme va dans le sens de l’histoire européenne. S’il est en retard et en France c’est surtout à cause de ce modèle désuet d’État centralisé que défend Benjamin Morel et une pseudo élite qui n’a rien réussi sinon augmenter l’abstentionnisme et la défiance contre le pouvoir central.

En tout cas vive l’Europe des peuples ! Vive un nouveau modèle de société où le local l’emporte sur le central. Rangeons le livre de Benjamin Morel dans les archives ! L’avenir sont les peuples, non les états nations.

Régis Baschung

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